[CULOTTE ET CROTTE DE NEZ] Les mots de la compagnie du Dagor

Au-delà du titre facétieux (et en référence à l’auteur et illustrateur jeunesse Alan Mets), Culotte et crotte de nez est de ces spectacles dans lesquels on entre immédiatement pour ne s’en extraire qu’à la toute fin. On se reconnaît immédiatement dans ce duo tendre ou complice mais aussi dans leurs chamailleries. Sont-ils frères et sœurs ? amis ? amoureux ? Ils nous ressemblent en tout cas…

Marie Blondel et Julien Bonnet de la compagnie du Dagor ont répondu à nos questions…

 

Qu’aimeriez-vous transmettre aux jeunes et moins jeunes à travers ce spectacle ?

Quand on assiste à un spectacle de théâtre, de la même manière que quand on regarde un tableau ou quand on écoute une musique, on n’est pas obligé de comprendre ce que l’on voit et ce qu’on l’entend pour ressentir des émotions.
Que la poésie, l’humour, l’imagination peuvent naître d’un rien. D’un petit objet du quotidien, d’un regard ou d’un mouvement.

Comment définiriez-vous un spectacle jeune public ? quelle ambition lui offrez-vous ?

Un spectacle jeune public est un spectacle comme les autres. Car, comme un spectacle « Tout public », il est visible par toutes et tous à partir d’un certain âge. Tous les spectacles devraient d’ailleurs être regroupés dans la même catégorie : « spectacle pour toutes et tous A PARTIR DE ». Comme ça, ça n’empêcherait pas les adultes de venir non-accompagnés d’enfants assister à une représentation de Culotte et crotte de nez !

Une (ou plusieurs !) anecdote(s) sur la création ?

Lors de notre première résidence, nous avons commencé à travailler avec le strict minimum : les livres d’Alan Mets. Cependant, et sans raison particulière, nous avions emmené avec nous deux paires de couverts en bois, deux paires de fausses lunettes, un joli sac en plastique et une magnifique couverture à manches intégrées…(on ne sait jamais, ça peut servir….)
Dans la salle de travail, il y avait un canapé rouge. Ce fut la base du travail… la concordance des objets et des idées. Nous devons beaucoup à ce canapé qui un jour croisa nos vies. Et parfois, nous pensons avec tendresse à cet autre autre canapé, le bleu, qui a beaucoup souffert lors de notre résidence dieppoise…

 

http://compagniedudagor.com/

 

17.5.2018
 

.