[VICTOR OU LA NAISSANCE D’UNE PENSÉE] Interview

Dans Victor où la naissance d’une pensée, la compagnie du Dagor porte sur scène un concert théâtral atypique sur le thème de l’enfance. Nous leur avons posé quelques questions sur le processus de création.

 

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Nous avons écrit cette histoire sur le modèle d’un conte initiatique et fantastique comme Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. On suit un personnage central qui enchaîne les rencontres et les situations les plus improbables en apprenant un peu plus sur lui-même à chaque fois. Nous avions aussi toujours près de nous un recueil de pensées philosophiques de Céline Dion bien entendu…

La mise en scène d’une forme musicale, est-ce une première pour vous ?

Totalement. Nous avons séparément « une vie musicale » mais c’est la première fois que le Dagor initie un tel projet.

Comment avez-vous abordé cette expérience ?

Plutôt sereinement malgré certaines inconnues…Nous avons découvert le temps de travail particulier qu’impose la musique. La temporalité n’est pas du tout la même que dans une création théâtrale plus classique. Nous avions moins de repères que d’habitude, c’est d’ailleurs cela qui nous enthousiasmait.

Est-ce que l’écriture d’un concert théâtral est très différente de celle d’un pièce de théâtre?

L’écriture de ce projet a été différente à plusieurs titres : les chansons et dialogues ont été écrit à 6 mains et trois cerveaux et c’est une première pour nous. En général, c’est Thomas qui écrit les pièces de la Cie (enfin celles qui comportent du texte…). La répartition d’écriture s’est faite instinctivement. Nous nous basions sur notre synopsis et chacun écrivait selon les passages de l’histoire qui l’inspirait. L’autre différence majeure est que la musique est un pilier du projet et que nous en avons confié l’écriture à Joseph D’Anvers et les arrangements à Adrien Ledoux et Anne-Sophie Pommier. Il fallait que le tout s’accorde le mieux possible. Ce spectacle est né de la forte implication de toute une équipe.

Qu’aimeriez-vous transmettre aux jeunes et aux moins jeunes à travers ce spectacle?

D’abord, du plaisir et de la joie, car c’est quand même le but de la musique en live. Ensuite, on espère que les spectateurs vont se laisser emporter par l’histoire et se faire tout un tas d’images… Et puis, on adorerait que ça donne envie de discuter des choses de la vie, tous âges confondus. Ah, et surtout on voudrait relancer la vente de disque de Céline Dion.

Une (ou plusieurs!) anecdote(s) à partager ?

Quand Céline Dion a vu le spectacle, elle est restée sans voix….un moment….puis s’est exclamée : « Ayoye ! Je niaise pas avec le puck, j’en ai eu pour une secousse et pis c’est drôle pareil faque c’est l’fun !!!! « 

9.5.2019
 

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