[LE GROS SABORDAGE] Interview

Les mots d’Alexandre Denis, concepteur avec Timothé Van der Steen du projet Le gros sabordage.

 

Après Sabordage !, pourquoi Le gros sabordage ?

En fait ce n’est ni après ni avant, le projet s’est construit dès le départ avec deux formes : Sabordage ! à l’extérieur et dans les lieux insolites, Le gros sabordage  dans les théâtres. Ensuite la destination de chaque spectacle a façonné l’écriture et les a rendus encore plus différents qu’on ne l’avait imaginé !

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour ce projet ?

On a eu envie de parler de la capacité de l’homme à se sublimer puis à s’autodétruire, à s’élever pour mieux chuter. L’absurdité de la condition humaine.
Alors on s’est dirigé vers les artistes classiques, contemporains, connus ou marginaux qui avaient déjà travaillé le sujet. Et ils sont nombreux.

Quelques exemples :
La photo avec Martin PARR ou Gilbert GARCIN
La peinture avec Brueghel, Goya ou Otto DIX
La littérature avec Camus ou Danill HARMS.

Qu’aimeriez-vous transmettre aux adolescents à travers ce spectacle ?

Mais rien de prédéfini ou de dicté !
J’espère que la rencontre se fait au présent, au moment où les gens voient le spectacle. Et c’est à eux d’y prendre ce qu’ils veulent. Que ce soient des émotions, des réflexions, des interrogations ou des certitudes.
La seule chose qu’on impose, c’est le rythme. Et il est plutôt étiré. On cultive l’anti-zapping, ce qui donne le temps à l’esprit de s’ouvrir et de divaguer.
On aime croire que nous sommes tous responsables (publics, acteurs et opérateurs) de la qualité du moment passé ensemble.

 

Une anecdote sur la création ?

La plus intense, c’est la blessure de Sylvain une semaine avant les Premières de Sabordage !.
C’était à La Friche pour l’ouverture de La Biennale, la pression était maximum et l’annulation impossible. On a donc appelé Super Pierrot pour nous sauver. Il a repris le rôle en 4 jours. C’était super intense et super bien mais il en est sorti super sur les genoux ! Et nous aussi…

 

La Mondiale générale

15.1.2019
 

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