Arthur et Ibrahim
7 Avr → 9 Avr
Petit Plateau - Friche Belle de Mai
1h
Théâtre
+ 10 ans
Adulte/enfant : 8 € - Carte Massalia : 6 €

Arthur et Ibrahim sont des amis inséparables. Pourtant, un jour Ibrahim cesse de jouer avec Arthur, à la demande de son père qui le somme d’avoir plutôt des copains «comme eux».
Arthur ne comprend pas cette décision et refuse de s’y plier. Ibrahim en souffre, lui aussi. Tous deux imaginent alors une solution à hauteur d’enfant pour sauver leur amitié : transformer Arthur en Arabe.
Face à la logique du monde des adultes, les deux enfants vont faire une expérience qui sera déterminante pour leur amitié.

Arthur et Ibrahim aborde l’héritage de l’histoire entre la France et l’Algérie (notamment la Guerre d’Algérie), histoire dont on parle si peu et qui est pourtant inscrite dans les corps. Elle s’y inscrit au sens où Frantz Fanon en parlait, fabriquant des corps aliénés et qui transmettent leurs aliénations.

Arthur et Ibrahim est une comédie à destination des jeunes et des adultes dans une époque de crise identitaire, une comédie pour tenter de contrer la période obscure dans laquelle nous sommes. Par le rire mais sans masquer les réalités, le spectacle proposera une expérience commune, préalable à d’autres échanges.

 

Le Théâtre Massalia a reçu le soutien de l’Onda – Office national de diffusion artistique pour l’accueil de ce spectacle.

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Texte et mise en scène Amine Adjina /\ Collaboration artistique Emilie Prévosteau /\ Avec Mathias Bentahar, Romain Dutheil, Kader Kada, Anne Cantineau  /\ Lumières et régie générale Azèline Cornut /\ Scénographie Maxime Kurvers /\ Son Fabien Nicol /\ Costumes Majan Pochard

 

Amine Adjina – Compagnie du Double
Amine Adjina et Émilie Prévosteau se rencontrent à l’ERAC (école supérieur de théâtre à Cannes) et fondent en 2012 la Compagnie du Double, animée d’une obsession par cette question du double dans le jeu de l’acteur (dans ce qu’il est face au public et face à lui-même).
Mais c’est bien un théâtre de texte que la compagnie porte, en considérant l’écriture d’Amine Adjina non pas comme immuable mais comme un espace de jeu : «Et si l’écriture était un territoire… notre travail théâtral serait d’explorer cet espace, d’enquêter sur tous ces signes». C’est avec ce regard sur l’écrit que se développent les différents projets de la compagnie.
Cette aventure se poursuit d’ailleurs en compagnonnage avec Jean-Pierre Baro de Extime Compagnie sur des projets comme « Master » de David Lescot, présenté la saison dernière.

Le texte d’Amine Adjina est lauréat de la Bourse Beaumarchais – SACD 2017

Représentations tout public
Samedi 7 avril à 19h
Dimanche 8 avril à 17h

Représentations scolaires
Lundi 9 avril à 10h et 14h30

Le mot de Massalia

« C’est un vrai texte sur la tolérance et l’acceptation que nous offre ce spectacle. Non sans quelques pointes d’humour, cette histoire sur fond de cour d’école où, bien que l’innocence règne, fait se confronter le monde des enfants et celui des adultes, ou préjugés et stéréotypes guident la manière de vivre.»